Je m’appelle Lucy Barton, Elizabeth Strout, Fayard

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Lucy Barton est écrivain.

D’origine très modeste, elle grandit dans l’Illinois, dans une maison qui ne ressemble à rien, isolée, en rase campagne.

Entre un père ouvrier agricole, une mère couturière, Lucy , son frère et sa soeur se rendent bien compte que leur vie n’est pas vraiment rose tous les jours.

Pour ne pas avoir froid  chez elle, Lucy reste le plus possible à l’école, pour y faire ses devoirs, au chaud, pour lire aussi, parce qu’à la maison, il n’y a pas de chauffage, il n’y a pas de livres non plus. Et Lucy lit beaucoup. Tout ce qui lui tombe sous le main en fait.

C’est grâce à cela qu’elle a décroché une bourse qui lui a permis de faire des études dans une université de Chicago, tous frais payés. C’est grâce à cela qu’elle a pu sortir de cette condition sociale si misérable et prendre son destin en main.

Quand nous faisons connaissance avec elle, Lucy est hospitalisée à New-York, depuis des semaines. C’est là qu’elle reçoit la visite de sa mère, avec laquelle elle a perdu tout contact depuis très longtemps.

Pendant 5 nuits et 5 jours, les deux femmes vont se parler comme elles ne l’avaient jamais fait jusqu’à présent, dans ce huis-clos si particulier et difficile d’une chambre d’hôpital, alors que personne n’arrive à identifier le mal dont souffre Lucy.

Se parler, se perdre en commérages, se rappeler les souvenirs d’enfance, cette pauvreté extrême et honteuse, ce père difficile et mal-aimant…

Lucy se laisse même aller à évoquer son mariage, ses filles, son arrivée à New-York dans les années 80 …

Et c’est toute la vie de la jeune femme qui défile au long de ces heures, précieuses, comme un trésor, des heures qui permettront à la mère et à la fille de se retrouver un peu après tant et tant d’années gâchées par une incompréhension de toujours.

« Je m’appelle Lucy Barton » a été salué comme un chef d’oeuvre par la critique littéraire lors de sa sortie aux Etats-Unis.

C’est vrai qu’Elizabeth Strout, qui a reçu le Prix Pulitzer en 2009 pour « Olive Kitteridge » propose ici un petit bijou sur les relations parfois compliquées mère-fille, sur la solitude et sur l’amour.

Son écriture pudique, sensible et délicate vous emportera sans aucun doute.

C’est l’un des plus jolis romans du moment …

 

 

 

 

Auteur : leslivresdechristinecalmeau

Journaliste

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