Une femme que j’aimais, Armel Job, Robert Laffont

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En 1994, Claude Jansens, 29 ans, est toujours célibataire et c’est un jeune homme assez solitaire.

La semaine, il travaille dans une pharmacie de Charleroi, il habite dans un studio au dessus de l’officine, ce qui rassure son patron.

Le week-end, il retourne chez ses parents où il s’ennuie, sauf quand il rend visite à sa tante Adrienne, qui habite non loin de là, dans une belle villa de style Art nouveau.

Avec elle, c’est comme si le temps passait plus vite : c’est peu de dire que Claude est sous le charme. La douceur et la beauté de sa tante le fascinent.

Adrienne a 55 ans, elle est veuve, n’a pas beaucoup de contacts avec ses enfants et ne sort pas très souvent de chez elle.

Un samedi, Adrienne essaie de dévoiler à son visiteur préféré un secret qui semble la ronger depuis longtemps. En vain, Claude ne veut pas entendre ces confidences …

« Son secret, de toute façon, j’étais sûr de l’avoir compris. (…) C’était sûrement une histoire d’amour qu’elle avait vécue dans sa jeunesse. Belle comme elle l’était, comment aurait-elle évité les écueils du coeur, de la chair ? « 

Deux semaines plus tard, quand Claude arrive chez sa tante, il la retrouve gisant sur le sol de la cuisine de sa villa.

Morte.

Le médecin de famille signe le certificat de décès sans sourciller. Mais pour Claude, ce décès ne semble pas si clair que cela.  Est-ce un simple accident domestique ? Est-ce une mort naturelle ? Ou un meurtre ?  Autant de questions qui trottent dans la tête du jeune homme, qui se demande à présent quel peut bien être ce secret dont sa tante voulait absolument se décharger.

Pour essayer de le découvrir, il n’a pas plusieurs solutions : il va devoir remonter le temps et se plonger dans le passé d’Adrienne, dans celui de ses propres parents aussi …

Claude va donc mener son enquête, avec ses petits moyens, jour après jour, et ce qu’il va découvrir va complètement le retourner : de fausses pistes en vraies informations, petit à petit, la vie de la belle Adrienne commence à se préciser.

Jamais il n’aurait pu imaginer ce que cachait sa tante …

Chaque année, à la même époque, à la fin de l’hiver, on attend avec impatience le nouveau roman d’Armel Job. Parce qu’on sait qu’on ne sera pas déçu.

Lui seul peut s’imprégner de toute notre belgitude, de la vie dans nos villes et nos villages pour écrire ces histoires si attachantes.

Lui seul arrive à reproduire et à nous rappeler ces moments que nous avons connus, parfois dans nos familles, parfois chez les voisins.

Avec son écriture fluide, rapide, incisive et toujours élégante.

Avec beaucoup de pudeur aussi, Armel Job signe ici un très très beau portrait de femme que vous aurez beaucoup de mal à lâcher.

 

Auteur : leslivresdechristinecalmeau

Journaliste

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