La disparition de Stephanie Mailer, Joël Dicker, Editions de Fallois

La-disparition-de-Stephanie-Mailer

En juin 2014, Jesse Rosenberg, 45 ans, est capitaine de police.

Plus pour longtemps. Après 23 années de service, il s’apprête à quitter son employeur, parce qu’il a envie de faire autre chose.

Mis à l’honneur par les siens pour sa carrière exemplaire lors d’un drink, celui que ses collègues appellent « Capitaine 100% », vu le nombre d’affaires qu’il a élucidées, est abordé par une jeune femme.

Elle s’appelle Stephanie Mailer, elle est journaliste pour l’Orphea Chronicle.

Et ce qu’elle va révéler à Jesse ne va pas spécialement lui plaire. Elle insinue ni plus ni moins qu’il n’a pas résolu une de ses enquêtes.

Pire. Qu’il s’est complètement trompé de coupable dans une affaire qui a fait beaucoup de bruit il y a bien longtemps, il y a vingt ans.

A l’époque, en 1994, Orphéa, une petite station balnéaire des Hamptons, très prisée par les new-yorkais, s’apprête à organiser son premier festival de théâtre.

Le soir de l’inauguration, une joggeuse est assassinée. Une joggeuse, mais aussi le maire, et toute sa famille. En tout, ce sont quatre personnes qui ont été massacrées ce soir-là.

L’enquête, confiée à Jesse et son coéquipier Derek, est rondement menée. Les jeunes policiers sont tenaces et consciencieux. Ils arrêtent le meurtrier, et ce ne sont pas les preuves qui manquent.

Alors quand Stephanie prétend que ce n’est pas le bon coupable qui a été arrêté, Jesse ne se tracasse pas vraiment.

Sauf que ces révélations finissent quand même par le turlupiner un peu.

Il essaie donc de prendre contact avec la jeune journaliste pour essayer d’en savoir plus.

Mais elle ne répond pas à ses appels.

Quelques heures plus tard, les parents de Stephanie viennent déclarer sa disparition…

Là, Jesse n’a pas vraiment le choix … Il faut reprendre toute l’enquête à zéro.

Que s’est-il réellement passé ce soir du 30 juillet 1994 à Orphéa ?

Réponse dans ce quatrième roman de Joël Dicker.

Et disons-le tout de suite, ce n’est franchement pas le meilleur.

Si le jeune auteur suisse, qui a déjà vendu plus de 6 millions de romans en quelques années à peine,  réussit toujours à rendre son livre plus ou moins addictif, par une construction efficace, c’est vrai qu’on a envie de découvrir la vérité, il n’empêche qu’on est bien loin de l’écriture  et du style de « La Vérité sur l’Affaire Harry Québert » ou de la superbe histoire dévoilée dans « Le Livre des Baltimore ».

Ici, malgré les fausses pistes, malgré ces plongées dans le passé qui rythment correctement la narration, on reste sur sa faim.

Ce polar de 635 pages n’a finalement qu’un intérêt très moyen, avec une intrigue assez quelconque et des personnages pas vraiment attachants. Seuls les mordus d’Agatha Christie pourraient y trouver leur bonheur.

Dommage, parce que Dicker est quelqu’un de profondément charmant et sympathique.

Mais quand ce n’est pas très bon, il est juste de le dire aussi.

Reste à espérer que le prochain sera meilleur …

Auteur : leslivresdechristinecalmeau

Journaliste

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