Reconnu coupable, John Fairfax, Editions du Masque

coupable

William Benson n’est pas vraiment un avocat pénaliste comme tous les autres.

La machine judiciaire, il la connaît mieux que quiconque, puisqu’il vient de passer de très longues années en prison pour le meurtre de Paul Harbeton.

Des faits qu’il a toujours niés en clamant son innocence.

D’ailleurs la dernière fois que Tess de Vere l’a vu, alors qu’elle était toujours étudiante en droit, c’était juste après le verdict et cette condamnation à la réclusion à perpétuité.

Tess s’en souvient très bien : William s’adressait à ses avocats, il continuait de dire que les jurés s’étaient trompés.

Et Tess l’avait cru.

Ce jour-là aussi, il avait fait part de son intention de se mettre à étudier le droit, pour entrer au barreau. Un souhait pour le moins curieux quand on vient d’être condamné à autant d’années de prison.

Seize ans plus tard, Benson est sorti : une libération qui a été possible parce qu’il a reconnu sa culpabilité. Une étape non négociable pour envisager une réhabilitation et un accès à la profession d’avocat qui l’attire tant.

Seize ans plus tard aussi, Tess, devenue avocate également,  retrouve William qui dirige à présent son propre cabinet à Londres, malgré l’opposition de la famille de la victime et de certaines autorités. Le gouvernement britannique voit en effet d’un très mauvais oeil ses activités au barreau.

Un tout petit cabinet, mais qu’importe. William a une mission à présent : défendre les intérêts de sa première cliente.

Elle s’appelle Sarah Collingstone, c’est une jeune maman, complètement désespérée, et sans le sou. Elle est accusée d’avoir tué son riche amant.

A première vue, les éléments contre elle sont plutôt accablants, mais comme son conseil il y a des années, elle jure qu’elle est innocente.

Alors que le procès commence, Tess s’associe à William pour l’aider à découvrir la vérité, pour enquêter sur leur cliente, mais aussi sur le meurtre de Paul Harbeton qui ne cesse de la hanter.

John Fairfax, qui signe le premier tome d’une nouvelle série mettant en scène les deux avocats Benson et de Vere, a été frère augustinien avant de quitter l’ordre, et devenir avocat, et puis écrivain.

Il signe ici un thriller judiciaire plus que bien ficelé.

Un héros atypique et attachant.

Une intrigue qui tient la route jusqu’aux dernières pages.

Bref, une très belle découverte qui a reçu le Prix du Masque de l’année étranger 2018.

Et les éditions du Masque se trompent rarement … vivement le tome 2 …

 

 

Auteur : leslivresdechristinecalmeau

Journaliste

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