Histoire secrète du PS liégeois, François Brabant, Editions la Boîte à Pandore

img_5234Tout commence un matin de juillet 91, le 18 pour être précise, un jeudi, vers 7h30.

Des coups de feu claquent sur un parking de la colline de Cointe.

André Cools s’écroule à côté de sa voiture. L’homme fort du PS liégeois vient d’être assassiné.

C’est un séisme en cité ardente. L’onde de choc se propage dans toute la ville, et bien sûr jusqu’à la très tumultueuse fédération du parti, Place Sainte Véronique.

Le coeur d’une saga fascinante : celle qui lie ses ministres, ses députés, ses bourgmestres et ses millions d’affiliés tous rouges.

Rouge sang.

Cools, Daerden père et fils, Mathot, père et fils, Onkelinx, père et fille, Van der Biest, Dehousse, Demeyer, Moreau ou encore Marcourt : les acteurs d’un casting connu du grand public.

Ce qu’on sait moins, c’est le dessous des cartes : les amitiés, les rancoeurs, les haines entre ces grands fauves de l’arêne politique, et surtout, surtout ce fameux club des 5.

Willy, Stéphane, André, Jean-Claude et Alain : unis comme les cinq doigts de la main, eux qui feraient la pluie et le beau temps à Liège…

Le journaliste François Brabant trace leur portrait, sans concession, à travers leur soif de puissance, et aussi un peu leur idéal socialiste.

370 pages qui se lisent comme un véritable thriller.

 

 

10 ans de liberté, Natascha Kampusch, Editions Jean-Claude Lattès

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Le 23 août 2006, le calvaire d’une jeune autrichienne aurait dû prendre fin.

Aurait, parce que Natascha Kampusch, en réussissant à s’enfuir de la cave où elle est retenue prisonnière depuis huit ans, n’a probablement jamais imaginé que la liberté pouvait avoir un goût aussi amer …

Le 23 août 2006, et dans les jours qui ont suivi, tous les médias de la planète se sont emparés de cet enlèvement qui a fait la Une de tous les journaux. Quoi de plus vendeur en effet que cette horrible histoire qui, pour une fois, offre un happy end.

Ce jour-là, Natascha Kampusch est en train de passer l’aspirateur dans la voiture de son ravisseur, Wolfgang Priklopil, quand elle se rend compte qu’il ne fait pas attention à elle, trop occupé à téléphoner. La jeune femme en profite pour prendre ses jambes à son cou et s’enfuir en courant.

Son ravisseur se suicidera le jour-même, en se jetant sous un train.

Enlevée quand elle avait 10 ans, la jeune autrichienne passera huit années de sa vie, en captivité dans la maison de son geôlier, pas loin de Vienne. Une maison, et surtout une cache sans lumière naturelle, aménagée au sous-sol. On y trouvait un lit, un lavabo, un WC, un petit bureau, quelques rangements … et c’est tout. C’est là que Natascha vivait la majeure partie de son temps, ne pouvant sortir respirer à l’air libre que lorsque Priklopil lui en donnait la permission.

A sa libération, la jeune femme n’est pas en grande forme physique :  »j’avais de graves problèmes oculaires et réagissais avec une sensibilité excessive au passage de l’ombre à la lumière… j’avais des problèmes d’équilibre et de motricité … à cause de la malnutrition, j’avais développé toute une série d’allergies … durant toutes ces années en captivité, je n’ai jamais vu un médecin … ».

Moralement, on ne peut pas dire que la jeune femme affiche une forme exemplaire non plus : elle vient de vivre un véritable calvaire, et les séquelles sont toujours, à ce moment-là, très présentes.

Natascha est hospitalisée, avec son accord, et prise en charge par toute une série de personnes : policiers, psychologues, psychiatres, médecins … Curieusement, ses parents semblent écartés .Elle les verra à peine. Pourtant, c’est peut-être d’eux dont elle a le plus besoin pour commencer sa reconstruction…

Une reconstruction qui sera sans cesse plus que perturbée par des médias avides de confidences et de scoops : « Un soir, devant la clinique, un collaborateur des services psychosociaux a été abordé par un journaliste avec ces mots :  »Photo ? 70.000 en liquide. » Il a refusé ».

La presse se déchaîne pendant des jours, des semaines, des mois sans ménager la jeune femme .

Les propos qu’elle tient aux policiers fuitent dans les journaux. Il n’en faut pas plus pour que certains les interprètent à leur sauce et commencent à échafauder des théories pour le moins fumeuses : Natascha souffrirait du syndrome de Stockholm et pleurerait son ravisseur à chaudes larmes … Si elle n’est pas partie plus tôt, c’est qu’elle se sentait bien avec lui … Des théories évoquées également par certains magistrats, relayées dans la presse …

La jeune femme avait déjà évoqué les 3096 jours de sa captivité dans un livre sorti il y a quelques années. Aujourd’hui, elle revient sur les dix années qu’elle vient de vivre. Libre.

Elle nous livre ses expériences les plus difficiles, les plus belles aussi. Elle nous parle de ses rêves, de ses cauchemars, de ses attentes, de ses projets, de ses engagements humanitaires.

Avec elle, nous essayons de comprendre comment un être humain peut s’affranchir d’un passé, tel que celui qu’elle a vécu, pour se reconstruire. Comment trouver la force, quand, à l’horreur de la captivité, vient s’ajouter l’incroyable comportement de certaines personnes qui étaient sensées protéger la jeune femme qui venait d’échapper à son ravisseur.

Pour certains, un comportement honteux qui a, aujourd’hui encore, des conséquences sur la vie de la jeune autrichienne.

« 10 ans de liberté », un livre passionnant, à lire absolument.

DAECH, la main du diable, Claude Moniquet, l’Archipel

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Tout le monde se souvient de ce qu’il faisait il y a un an,  le 13 novembre 2015, au moment où les balles de kalachnikovs claquent et sèment la mort aux terrasses de Paris et au Bataclan, ce moment où la France connaît les pires heures de son histoire.

Depuis l’attentat à Charlie, depuis l’attentat à l’Hyper Cacher onze mois plus tôt, on a tous le réflexe de brancher la télé, de zapper entre grandes chaînes traditionnelles et chaînes infos, surfer sur internet, scruter Twitter et Facebook à la recherche de la moindre information.

Pour savoir, pour essayer de comprendre toute cette horreur  qui nous tombe dessus et qui n’en finit pas : après Paris, Bruxelles le 22 mars dernier, après Bruxelles, le carnage à Nice en juillet, sans compter toutes les attaques qui ont eu lieu beaucoup plus loin de chez nous, à Orlando, Istanbul, Dacca ou New York.

Une véritable guerre. Ni plus ni moins.

Terroriste.

Menée par Daech, dont la stratégie est pensée « non par des fanatiques délirants, mais par d’anciens membres des services secrets et de l’armée de Saddam Hussein qui ont rejoint le djihad après l’invasion de leur pays, en 2003. C’est leur professionnalisme, qui rend ces terroristes si déterminés et impitoyables. »

Un professionnalisme que Claude Moniquet analyse au scalpel.

Après être revenu sur un « qui fait quoi »  complètement glaçant, à propos de ces attaques à Paris et à Bruxelles, Claude Moniquet donne son éclairage, celui qu’on peut avoir quand on est, comme lui, particulièrement bien introduit dans le milieu des enquêteurs et dans le milieu du renseignement en général.

Pendant vingt ans, Claude Moniquet a été, rappelons-le, un agent de terrain clandestin pour la DGSE, les services secrets français.

De quoi créer de solides liens avec toutes celles et ceux qui luttent encore aujourd’hui dans l’ombre, de quoi aussi récolter de précieuses informations …

Claude Moniquet, qui est aujourd’hui, notamment, le consultant attitré de RTL et le consultant spécial de CNN, nous entraîne au coeur de la plus grande enquête antiterroriste de tous les temps, de Bruxelles à Paris.

Quelles sont les motivations de ces « soldats d’Allah » ? Pourquoi est-ce que Daech est la plus dangereuse des organisations terroristes ? Le pire est-il à craindre ?

Vous trouverez toutes les réponses dans cette enquête archi complète, hyper documentée.

Probablement ce qui se fait de mieux sur le sujet actuellement.

Les Billary, enquête sur le couple de pouvoir le plus fascinant du monde, Olivier O’Mahony, Flammarion

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Après avoir entendu parler de Bill pendant des années, il y a des semaines, voire des mois maintenant que c’est Hillary qui alimente toutes les conversations. Mais au fond, qui est vraiment ce couple que certains n’hésitent pas à qualifier de plus puissant du monde ?

Olivier O’Mahony « couvre » les Clinton depuis son arrivée aux Etats-Unis, en janvier 2009, pour ParisMatch. Il est le seul correspondant français à avoir interviewé à la fois Hillary et Bill, ce couple qui demeure pour beaucoup un véritable mystère, « où passion amoureuse, engagement politique et goût du pouvoir ont toujours été étroitement liés, … pour le meilleur (…) et pour le pire … »

Un couple incroyable, improbable selon certains, qui n’a jamais abandonné l’idée de reconquérir la Maison Blanche. Et c’est une incroyable enquête que nous propose le journaliste français qui a rencontré des dizaines de témoins, des amis, des ennemis du couple pour mieux cerner son mode de fonctionnement.

« Depuis qu’ils se sont rencontrés en 1971 : ils font tout ensemble. Avec des hauts et des bas. Bill sans Hillary ? Impossible à imaginer. Mais Hillary sans Bill ? Elle a eu mille occasion de le quitter, et pourtant, à chaque fois qu’elle était sur le point de franchir le pas, elle s’est abstenue. »

On sait que la brillante Hillary a accepté d’aller s’enterrer dans ce trou perdu qu’est l’Arkansas pour y suivre Bill qui s’y lance en politique.

On sait aussi qu’il lui doit en grande partie son élection, comme gouverneur d’abord, comme président  ensuite . « Bill a toujours aimé les fortes femmes. La confrontation n’est pas son truc, contrairement à Hillary, à laquelle il délègue volontiers ce genre de tâche. Les deux se complètent. Elle voit des ennemis partout, il s’entiche de gens qui n’en valent pas forcément la peine. Elle est structurée et organisée, il est intuitif et arrive toujours en retard. »

Hillary qui n’a jamais hésité à soutenir son volage de mari dans les moments les plus pénibles, comme l’affaire Lewinsky : c’est grâce à elle que Bill est resté debout. Hillary qui a résisté, en gardant la tête haute,  alors que la planète entière savait que son mari l’avait trompée et dans quelles circonstances.

Et il faut bien dire que Bill lui a rendu la pareille en lui offrant son soutien entier depuis qu’elle a choisi de se lancer elle-même dans l’arène politique. Comme sénatrice d’abord, dans sa première tentative  à la primaire démocrate pour la présidentielle de 2008 contre Barack  Obama ensuite et comme candidate à la présidentielle cette année.

« Est-ce par culpabilité vis-à-vis d’Hillary qui aurait, dans un premier temps, sacrifié sa carrière pour la sienne, puis encaissé moult humiliations publiques ? Ou tout simplement parce qu’il croit sincèrement depuis le premier jour de leur rencontre, que sa femme est la meilleure et mérite autant que lui de devenir présidente des Etats-Unis ?  »

Vous aurez une partie de la réponse en dévorant cette enquête passionnante, impossible à lâcher.

A lire obligatoirement avant le 8 novembre prochain, date à laquelle les Clinton s’apprêteront peut-être à se ré-installer à la Maison Blanche…

Le 8 novembre prochain, date à laquelle Hillary entrera peut-être dans l’Histoire, celle avec un grand « H » , quand elle deviendra la première femme Présidente des Etats-Unis…