Sodoma, Frédéric Martel, Robert Laffont

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C’est évidemment l’enquête de la semaine, du mois, peut-être même celle de l’année. Celle dont tout le monde parle pour le moment, celle dont tout le monde parlera encore dans plusieurs mois.

Et il y a de quoi.

Ce qu’on lit dans Sodoma est assez sidérant.

Certains avaient bien une vague idée, d’autres des impressions et des doutes plus un peu plus précis, mais beaucoup sont tombés de leur chaise en lisant les 600 pages de ce pavé sorti simultanément en 8 langues, un peu partout dans le monde, juste au moment où l’Eglise entame un grand sommet de quatre jours pour essayer de condamner les prêtres abuseurs.

600 pages pour une enquête qui donne le tournis.

Pour pouvoir l’écrire, Frédéric Martel a rencontré près de 1500 personnes pour recueillir leurs témoignages. Au Vatican et dans une trentaine de pays.

Parmi elles, on compte 41 cardinaux, qui témoignent de manière ouverte, non anonyme, 52 évêques, 45 nonces apostoliques.

Plus de 200 de prêtres et de séminaristes ont également accepté de parler de leur vie sexuelle, active ou non,  tout en étant membre de l’Eglise.

Ces entretiens n’ont pas été réalisés par téléphone ou par échange d’emails, mais bien en face à face, sur le terrain. Pour la plupart, ils ont fait l’objet, avec l’accord de la personne interrogée, d’un enregistrement.

Frédéric Martel, qui affiche ouvertement son homosexualité, a investigué pendant quatre ans sur ce sujet toujours considéré comme tabou.

Dans l’hebdomadaire le Point, Martel explique que si vous êtes hétérosexuel, vous n’avez pas les codes, vous ne comprenez pas ce qui se passe.

Pour mener son enquête correctement, pour vivre en immersion dans l’Eglise, le journaliste s’est installé à Rome, entre 2015 et 2018, une semaine par mois, logeant même régulièrement à l’intérieur du Vatican grâce à l’hospitalité de hauts prélats qui, parfois, se révélaient être eux-mêmes « de la paroisse ».

Frédéric Martel est très clair, il ne s’agit pas d’une infime proportion de gays qui forment une espèce de caste secrète et influente au sein du Vatican, mais bien la grande majorité de la hiérarchie de la Cité Vaticane qui est homosexuelle.

Martel, qui se refuse à donner une estimation chiffrée, relate néanmoins une de ses sources qui parle de 80 % de gays au Vatican…

Le Vatican  a une communauté homosexuelle parmi les plus élevées au monde, et je doute que, même dans le Castro de San Fransisco, ce quartier gay emblématique, aujourd’hui plus mixte, il y ait autant d’homos !

Avec une de ses formules choc, Martel explique que le Vatican, c’est Fifty Shades of Gay…

Et Martel explique les différentes catégories que l’on peut y rencontrer : il y a les homophiles, ceux qui ne pratiquent pas, et qui respectent leur vœu de chasteté, mais qui ont une sensibilité homosexuelle.

Il y a aussi ceux qui vivent très mal leurs penchants, et qui s’infligent des punitions, comme la flagellation par exemple. L’auteur raconte qu’il en fréquente un régulièrement qui essaie de « se guérir » : c’est l’un des principaux collaborateurs du pape …

D’autres encore vivent avec un partenaire stable, leur assistant ou ‘beau-frère’. D’autres enfin multiplient les partenaires ou ont recours à la prostitution. Plus on monte dans la hiérarchie, plus on trouve d’homosexuels. Ils se cooptent parce qu’ils se méfient des hétérosexuels. C’est un monde sans femmes. La misogynie y est abyssale.

Une misogynie abyssale et une constance … Les prélats qui tiennent les discours les plus homophobes et traditionnels sur le plan des mœurs s’avèrent eux-mêmes en privé homosexuels ou homophiles, étant ces fameux ‘rigides’ hypocrites dénoncés par François.

Double vie, secrets, schizophrénie, mensonges, rigidité, hypocrisie, une réalité qui dépasse la fiction.

Soyons bien d’accord, ce n’est pas l’homosexualité que Martel dénonce, du tout.

Ce que le journaliste pointe, c’est cette hypocrisie  au sein du Vatican, une situation qui dure depuis des dizaines d’années, une situation bien connue des différents papes qui s’y sont succédés.

Jamais peut-être les apparence d’une institution ne furent aussi trompeuses, et trompeuses aussi les professions de foi sur le célibat et les vœux de chasteté qui cachent une toute autre réalité.

Une situation qui pousserait de nombreux ecclésiastiques à pratiquer la « loi du silence » : s’il couvre un prêtre soupçonné d’abus, c’est d’abord pour se protéger lui-même explique Frédéric Martel aux journalistes du Point.  Une puissante culture du secret a été construite pour cacher l’homosexualité d’une majorité de prélats, et c’est cette culture qui a permis à des abuseurs d’être protégés par une loi du silence qui n’a pas été érigée pour eux

Cette enquête se lit comme un roman…

Ou comment la réalité dépasse incroyablement la fiction…

Madame la Présidente, Ava Djamshidi, Nathalie Schuck, Editions Plon

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D’elle, on connaît le sourire, le bleu des yeux, le blond du brushing impeccable.

D’elle, on connaît aussi la frêle silhouette, la coupe des tailleurs Vuitton, les stilettos.

D’elle on connaît encore les très nombreuses couvertures des magazines, les photos faussement paparazzées ou non, photoshopées un peu, beaucoup ou pas du tout, selon de degré de bienveillance de l’éditeur.

Tout ce qu’on remarque au premier regard chez Brigitte Macron, c’est tout ça.

Tout ce qui pourrait laisser penser qu’elle ne serait qu’une potiche à côté de son mari.

Ce serait bien mal la connaître : comme elle le dit elle-même, elle est tout sauf un « pot de fleurs », même si elle reconnaît avoir une vie très banale avant …

Avant, quand son mari n’était qu’un jeune banquier prometteur et qu’il n’était que son mari plus jeune.

En 2014, personne, excepté le microcosme parisien, ne connaît Emmanuel Macron, et encore moins son épouse.

En 5 petites années, elle est passée de l’ombre à la lumière, du statut de professeur retraitée à celui de première dame d’une des plus grandes puissances mondiales.

Peu de temps après l’élection de son mari, Brigitte est extrêmement populaire. Au fil des mois, ça se tasse, mais elle bénéficie toujours d’un capital sympathie non négligeable.

De quoi faire un peu oublier les affronts subis de la part de personnalités de premier rang, comme ce goujat de président américain qui lui dit qu’elle est drôlement bien conservée, sous-entendu pour son âge. De quoi aussi gonfler le moral pour faire face aux rumeurs d’homosexualité de son mari.

Brigitte qu’on dit chaleureuse, empathique, humaine, drôle et si attentive aux autres.

Brigitte qui surveille la ligne d’Emmanuel.

Brigitte qui a tellement peur de lui causer du tort, mais qui ose tout lui dire, même s’il faut parfois hausser le ton.

Brigitte qui ne connaît pas vraiment d’ennemis, sauf peut-être ceux qu’on appelle les Mormons, la garde rapprochée de son mari.

Ils la détestent paraît-il. Ils l’appellent même « la vieille »…

Brigitte qui doit néanmoins à présent se méfier de tout le monde …

Alors, est-ce elle qui a mené son mari jusqu’aux portes du pouvoir ? Un de leurs intimes est absolument convaincu que c’est Brigitte qui a conduit Emmanuel à l’Elysée et que son mari lui doit tout.

Une thèse très largement partagée parmi les connaisseurs de la vie politique, qu’ils soient élus, ministres, conseillers ou communicants. Parce qu’elle lui a permis d’entrer dans les maisons des Français « grâce aux salons de coiffure », pointe avec une once de mépris un des collaborateurs du président. Pour ce qu’elle incarne aussi, Brigitte Macron rend crédible la candidature « anti-système » d’un pur produit de la méritocratie française, énarque, banquier d’affaires qui plus est. Sans elle à ses côtés, nulle transgression, la ligne « anticonformiste » ne fonctionne pas sans elle. Emmanuel Macron est si lisse, un jeune homme si parfait, sans la moindre aspérité. (…) Le nouveau monde, la modernité, c’est elle. Lui était déjà vieux quand il avait 20 ans. Elle est le quotient émotionnel, il est le quotient intellectuel. Or le cerveau intègre les choses par l’émotion. C’est cela qui attire l’attention.

Ava Djamshidi, journaliste politique au Parisien, et Nathalie Schuck, grand reporter politique au Parisien également,  signent ici à quatre mains une enquête impossible à lâcher avant la dernière page.
Une enquête qui aura duré des mois.
Pour l’écrire, elles ont recueilli les confidences de dizaines de témoins.
Plus de 70 en tout : des élus, des ministres actuels et anciens, des amis, des conseillers et des artistes, tous proches du couple.
Des témoignages qui ont permis de lever un coin du voile et de découvrir le quotidien de Brigitte Macron, qui a accepté de leur parler aussi, alors qu’elles n’avaient pas de rendez-vous avec elle mais avec son équipe à l’Elysée.
Autant de rencontres pour se faire une idée très précise de l’influence de Brigitte sur son mari, du rôle qu’elle tient exactement en coulisses, et officiellement, dans ce huis clos de l’Elysée où, comme le dit si bien Stéphane Bern, elle est la dernière à lui parler le soir … au grand désespoir de certains …
Le véritable rôle de Brigitte Macron.
Passionnant.

Ils se sont tant aimés, Léna Lutaud, Albin Michel

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Sur les dizaines, que dire, sur les centaines de photos publiées par la presse people, tout le monde a toujours pensé que la famille Hallyday respirait le bonheur.

On croyait que le courant passait bien entre Laeticia et ses beaux-enfants David et Laura. Ils s’affichaient proches et souriants sur les réseaux sociaux.

Des images glamour qui faisaient rêver, qui faisaient envie parfois … Tiens, une famille recomposée où il n’y a pas de problème… Ces gens-là sont unis, ils s’aiment … Comme c’est beau…

Mais ça, c’était avant …

Avant le décès de la star. Avant le décès du patriarche.

Et, à y bien regarder, il y avait quelques années déjà que tout n’était plus si rose entre les membres de cette famille pas vraiment comme les autres.

Depuis décembre 2009 en fait …

Rappelez-vous. A l’époque, Johnny n’écoute pas les consignes des médecins qui viennent de l’opérer d’une hernie discale.

Son état se dégrade très vite et très fort. On décide alors de le plonger dans un coma artificiel, pour lui éviter de souffrir, pour essayer de le sauver.

Durant des jours et des jours, la France vit au rythme des publications des bulletins de santé de la star hospitalisée à Los Angeles.

Tout le monde se presse à son chevet : un peu comme si une couverture complète de Voici se retrouvait dans les couloirs de l’hôpital ou dans la chambre de la star.

« Arrivé de toute urgence de Paris, David s’emporte et impose le vide autour de son père. Au risque de se fâcher durablement avec Laeticia … »

Johnny se remet doucement, et très conscient que ce staphylocoque doré aurait pu l’emporter outre-tombe.

Dans son couple, il semblerait que les rapports s’inversent. « Laeticia, qui avait l’habitude de lui obéir, prend le pouvoir. Producteur, attachées de presse, photographe … l’entourage valse. »

Depuis 2009 donc, les rapports ne sont donc plus au top dans la famille H  … Tellement plus au top que Johnny est parfois obligé de voir sa fille Laura en cachette pour ne pas s’attirer les foudres de son épouse …

Mais les véritables hostilités commencent quelques semaines après l’enterrement. Sept précisément. Le 25 janvier dernier, quand Laura, qui n’a aucune nouvelle de sa belle-mère, est inquiète, et poste un message sur Instagram. Un message que Laeticia pourrait mal interpréter : « The harder the battle, the sweeter the success ».

Le feu est allumé …

« Laura est persuadée que, comme souvent avec elle, son père a fait les choses en cachette de Laeticia et lui a légué quelque chose sans le dire à son épouse. David, lui, ne connaît pas non plus exactement les dispositions prises par son père… »

Laura et David qui vont tomber de leur chaise : les différents testaments de Johnny enfin transmis à leurs avocats, ils se rendront compte qu’ils sont tous les deux complètement déshérités, et que leur père a tout laissé à Laeticia, selon les possibilités offertes par le droit américain grâce à des montages financiers dans ces fameux trusts californiens.

En clair, ce sont des dizaines de millions d’euros qui leur passent sous le nez, la succession est estimée à plus de 100 millions d’euros : les luxueuses maisons de Johnny, en France et à l’étranger, mais aussi les droits musicaux et artistiques, tout, absolument tout revient à Laeticia. A elle seule…

Pour les enfants de Johnny, le choc est rude. Leur réaction sera à la hauteur de leur désespoir. Ils engagent les meilleurs avocats de Paris pour retrouver leurs droits, et leur héritage.

La guerre est déclarée.

A chacun de choisir son camp dans cette saga dont tout le monde parle et qui a des relents de tragédie grecque.

Cette saga que tout le monde lit aussi, parfois en cachette c’est vrai, dans les magazines people.

Ici, plus question de se cacher pour lire, c’est du sérieux et du costaud.

Léna Lutaud, qui signe « Ils se sont tant aimés », est grand reporter au Figaro.

Depuis des années, elle enquête sur le rocker et son patrimoine.

Aujourd’hui, elle dévoile les dessous d’un système opaque sur lequel règne le clan de Laeticia, le clan Boudou.

Laeticia, beaucoup moins fauchée qu’elle ne le clame depuis quelques mois. Laeticia qui en quelques semaines réussira la performance de passer du statut de veuve exemplaire et éplorée, à celui nettement moins reluisant de veuve noire.

Laeticia qui va aussi devoir se justifier devant le fisc français à l’affût de la moindre information qui pourrait l’aider à se faire rembourser l’ardoise colossale du taulier.

La succession de Johnny, bien plus qu’une simple querelle d’héritage ou qu’une guerre de clans : pour la première fois, de nombreux intervenants s’expriment sur cette affaire qui prend des proportions incroyables.

Mieux qu’un roman, l’héritage de Johnny H.

Si vous ne lisez qu’un seul ouvrage sur l’affaire, c’est celui-ci.

Un vrai petit bijou. Plus que passionnant.

Le prince mystère de l’Arabie – Mohammed ben Salman, les mirages d’un pouvoir absolu. Christine Ockrent, Robert Laffont

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L’Arabie Saoudite. Clairement, je n’y passerai jamais mes vacances.

Cela ne fait pas l’ombre d’un pli.

Ce n’est pas pour autant qu’il ne faut pas s’y intéresser et ouvrir l’oeil sur toutes les transformations que cette société, qui est l’une des plus oppressives de la planète, il ne faut pas se le cacher, est en train de vivre depuis quelque temps.

Depuis qu’un certain Mohammed Ben Salmane est arrivé aux affaires si on peut dire.

Mohammed Ben Salman, dit MBS, 32 ans. C’est lui le prince héritier.

Lui, le premier petit-fils d’Ibn al-Saoud, le fondateur de cette royauté immensément riche, une royauté qui nous tient à la merci de son pétrole depuis des dizaines d’années, une royauté dont le rôle dans les tourments du Moyen-Orient est chaque jour plus important et nébuleux.

MBS, dont l’ascension a été fulgurante  : « Un jeune prince portant beau et visant haut. Fort de la confiance du vieux roi son père, il proclame sa volonté d’incarner la révolution, de transformer son pays, de le faire entrer dans le siècle, porté par une jeunesse nombreuse qui ronge son frein dans l’étouffoir d’une société figée. Il affirme l’urgence de revenir à un islam modéré qui écraserait le terrorisme à la racine et effacerait certaines des contraintes absurdes  imposées aux fidèles, qui autoriserait le cinéma et la musique, la mixité sur les lieux de travail et les femmes au volant. »

Depuis juin dernier, en effet, les femmes peuvent enfin librement conduire en Arabie Saoudite.

Mais c’est à peu près tout des promesses de ce prince qui aime tant faire des annonces fracassantes. La façade, certes,  pourrait sembler progressiste et appétissante.

Mais est-ce vraiment le cas ?

Car on sait que l’homme n’hésite pas à faire jeter en prison.

Que ce soient des militantes féministes, ou des religieux conservateurs. Des princes, des membres de sa propre famille ou des hommes d’affaires. Et on ne parle pas de la guerre avec le Yémen, ou des provocations vis-à-vis du Qatar.

« Interloqués, les Saoudiens frémissent. Après les premiers applaudissements, les Occidentaux s’interrogent. Qui est donc ce prince mystère qui bouleverse une tradition séculaire, suscitant tant d’espoir et déjà tellement d’inquiétudes ? Un visionnaire ou un impulsif sans expérience, ivre de son pouvoir, présumant de sa force au risque de la catastrophe ? « 

Les réponses à toutes ces questions et bien plus encore dans cette passionnante enquête de Christine Ockrent qui n’a jamais cessé d’être intriguée par ce royaume hors du temps.

Où Mohammed ben Salman  mènera-t-il la plus grande puissance sunnite du monde arabe ? Et comment ?

Des interrogations plus que jamais d’actualité, alors que deux quotidiens américains, et non des moindres, citent des sources anonymes selon lesquelles la CIA accuserait le prince héritier d’avoir fait éliminer le journaliste saoudien Jamal Khashoggi, en commanditant son assassinat au consulat d’Arabie Saoudite à Istanbul le 2 octobre dernier.

Mimi, Jean-Michel Décugis, Pauline Guéna, Marc Leplongeon, Grasset

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Elle, c’est Michèle Marchand.

Mais tout le monde l’appelle Mimi.

Enfin presque.

Toutes celles et ceux qui ont eu ou auront besoin d’elle un jour. Pour glisser la poussière sous le tapis, comme elle dit.

Michèle Marchand, 71 ans.

Successivement garagiste, puis tenancière de boîte de nuit en plein Paris,  ensuite reine de la presse people, patronne d’une agence de presse qui compte dans la capitale française,  et enfin conseillère du couple Macron : l’image de Brigitte M, c’est elle qui la gère, comme l’image privée du couple, via Bestimage, cette fameuse agence devenue incontournable.

De quoi susciter le questionnement sur celle qui ne dispose pourtant d’aucun titre officiel.

Qu’à cela ne tienne, ce n’est pas ça qui l’a empêchée d’avancer et que de chemin parcouru pour Mimi dont la vie est loin d’avoir été un long fleuve tranquille.

C’est le premier constat de cette enquête menée par Jean-Michel Décugis, grand reporter au Parisien, Pauline Guéna, romancière et Marc Leplongeon, journaliste au Point.

Une enquête difficile à mener.

Les auteurs parlent de menaces voilées de la part de la principale intéressée, ils parlent aussi de la terreur qu’elle semble faire régner sur les témoins éventuels : force est de constater que Mimi est une femme puissante et redoutée, que ce soit dans le milieu du showbiz, des affaires ou dans les milieux politiques.

Et là, c’est un peu plus embêtant.

Ce qui est carrément gênant, pour elle et pour son célèbre « client » cette fois, c’est quand elle prend la pose derrière le bureau présidentiel en faisant le V de la victoire …

La photo a, elle aussi, bien évidemment fuité. Mimi, on s’en doute, n’a pas que des amis… L’arroseur arrosé en quelque sorte.

Alors, comment est-ce qu’une femme qui a effectué plusieurs séjours en prison, qui a été la compagne et/ou l’épouse d’un trafiquant, d’un truand braqueur et puis d’un policier, a réussi à mener sa barque sans que cela ne choque personne jusqu’aux plus hautes sphères de l’Etat ?

Décugis, Guéna et Leplongeon nous proposent ici le portrait d’une femme qui fait peur incontestablement. Une femme au destin absolument hors du commun, digne d’un roman.

De la cellule de sa prison à l’Elysée, la route est longue et sinueuse. Parfois il y a du brouillard. Mais Mimi a toujours réussi à retrouver son chemin. Toujours.

Comment ?

C’est à découvrir dans cette enquête que vous ne lâcherez pas une seconde.

Une enquête qui vous plongera dans les coulisses du pouvoir.

Après l’affaire Benalla, ces investigations détonantes dévoilent encore un peu plus le mode de fonctionnement du couple présidentiel français et de son entourage

C’est extrêmement intéressant. Et particulièrement instructif …

 

 

DAECH, la main du diable, Claude Moniquet, l’Archipel

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Tout le monde se souvient de ce qu’il faisait il y a un an,  le 13 novembre 2015, au moment où les balles de kalachnikovs claquent et sèment la mort aux terrasses de Paris et au Bataclan, ce moment où la France connaît les pires heures de son histoire.

Depuis l’attentat à Charlie, depuis l’attentat à l’Hyper Cacher onze mois plus tôt, on a tous le réflexe de brancher la télé, de zapper entre grandes chaînes traditionnelles et chaînes infos, surfer sur internet, scruter Twitter et Facebook à la recherche de la moindre information.

Pour savoir, pour essayer de comprendre toute cette horreur  qui nous tombe dessus et qui n’en finit pas : après Paris, Bruxelles le 22 mars dernier, après Bruxelles, le carnage à Nice en juillet, sans compter toutes les attaques qui ont eu lieu beaucoup plus loin de chez nous, à Orlando, Istanbul, Dacca ou New York.

Une véritable guerre. Ni plus ni moins.

Terroriste.

Menée par Daech, dont la stratégie est pensée « non par des fanatiques délirants, mais par d’anciens membres des services secrets et de l’armée de Saddam Hussein qui ont rejoint le djihad après l’invasion de leur pays, en 2003. C’est leur professionnalisme, qui rend ces terroristes si déterminés et impitoyables. »

Un professionnalisme que Claude Moniquet analyse au scalpel.

Après être revenu sur un « qui fait quoi »  complètement glaçant, à propos de ces attaques à Paris et à Bruxelles, Claude Moniquet donne son éclairage, celui qu’on peut avoir quand on est, comme lui, particulièrement bien introduit dans le milieu des enquêteurs et dans le milieu du renseignement en général.

Pendant vingt ans, Claude Moniquet a été, rappelons-le, un agent de terrain clandestin pour la DGSE, les services secrets français.

De quoi créer de solides liens avec toutes celles et ceux qui luttent encore aujourd’hui dans l’ombre, de quoi aussi récolter de précieuses informations …

Claude Moniquet, qui est aujourd’hui, notamment, le consultant attitré de RTL et le consultant spécial de CNN, nous entraîne au coeur de la plus grande enquête antiterroriste de tous les temps, de Bruxelles à Paris.

Quelles sont les motivations de ces « soldats d’Allah » ? Pourquoi est-ce que Daech est la plus dangereuse des organisations terroristes ? Le pire est-il à craindre ?

Vous trouverez toutes les réponses dans cette enquête archi complète, hyper documentée.

Probablement ce qui se fait de mieux sur le sujet actuellement.

Les Billary, enquête sur le couple de pouvoir le plus fascinant du monde, Olivier O’Mahony, Flammarion

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Après avoir entendu parler de Bill pendant des années, il y a des semaines, voire des mois maintenant que c’est Hillary qui alimente toutes les conversations. Mais au fond, qui est vraiment ce couple que certains n’hésitent pas à qualifier de plus puissant du monde ?

Olivier O’Mahony « couvre » les Clinton depuis son arrivée aux Etats-Unis, en janvier 2009, pour ParisMatch. Il est le seul correspondant français à avoir interviewé à la fois Hillary et Bill, ce couple qui demeure pour beaucoup un véritable mystère, « où passion amoureuse, engagement politique et goût du pouvoir ont toujours été étroitement liés, … pour le meilleur (…) et pour le pire … »

Un couple incroyable, improbable selon certains, qui n’a jamais abandonné l’idée de reconquérir la Maison Blanche. Et c’est une incroyable enquête que nous propose le journaliste français qui a rencontré des dizaines de témoins, des amis, des ennemis du couple pour mieux cerner son mode de fonctionnement.

« Depuis qu’ils se sont rencontrés en 1971 : ils font tout ensemble. Avec des hauts et des bas. Bill sans Hillary ? Impossible à imaginer. Mais Hillary sans Bill ? Elle a eu mille occasion de le quitter, et pourtant, à chaque fois qu’elle était sur le point de franchir le pas, elle s’est abstenue. »

On sait que la brillante Hillary a accepté d’aller s’enterrer dans ce trou perdu qu’est l’Arkansas pour y suivre Bill qui s’y lance en politique.

On sait aussi qu’il lui doit en grande partie son élection, comme gouverneur d’abord, comme président  ensuite . « Bill a toujours aimé les fortes femmes. La confrontation n’est pas son truc, contrairement à Hillary, à laquelle il délègue volontiers ce genre de tâche. Les deux se complètent. Elle voit des ennemis partout, il s’entiche de gens qui n’en valent pas forcément la peine. Elle est structurée et organisée, il est intuitif et arrive toujours en retard. »

Hillary qui n’a jamais hésité à soutenir son volage de mari dans les moments les plus pénibles, comme l’affaire Lewinsky : c’est grâce à elle que Bill est resté debout. Hillary qui a résisté, en gardant la tête haute,  alors que la planète entière savait que son mari l’avait trompée et dans quelles circonstances.

Et il faut bien dire que Bill lui a rendu la pareille en lui offrant son soutien entier depuis qu’elle a choisi de se lancer elle-même dans l’arène politique. Comme sénatrice d’abord, dans sa première tentative  à la primaire démocrate pour la présidentielle de 2008 contre Barack  Obama ensuite et comme candidate à la présidentielle cette année.

« Est-ce par culpabilité vis-à-vis d’Hillary qui aurait, dans un premier temps, sacrifié sa carrière pour la sienne, puis encaissé moult humiliations publiques ? Ou tout simplement parce qu’il croit sincèrement depuis le premier jour de leur rencontre, que sa femme est la meilleure et mérite autant que lui de devenir présidente des Etats-Unis ?  »

Vous aurez une partie de la réponse en dévorant cette enquête passionnante, impossible à lâcher.

A lire obligatoirement avant le 8 novembre prochain, date à laquelle les Clinton s’apprêteront peut-être à se ré-installer à la Maison Blanche…

Le 8 novembre prochain, date à laquelle Hillary entrera peut-être dans l’Histoire, celle avec un grand « H » , quand elle deviendra la première femme Présidente des Etats-Unis…