En attendant le jour, Michael Connelly, Calmann Lévy Noir

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Renée. Renée Ballard.

Une trentaine d’années.

Inspectrice de police à LAPD, la police de Los Angeles.

Elle fait les nuits au commissariat d’Hollywood. Uniquement les nuits.

C’est une mesure de rétorsion depuis qu’elle a osé se plaindre du harcèlement d’un de ses supérieurs. Une espèce de placard nocturne. Un service complètement à part : si elle descend bien sur des faits divers, elle ne mène pas les enquêtes.

Une fois son rapport de premières constatations rédigé, elle est obligée de passer le relais aux équipes de jour qui mèneront les investigations.

Frustrant. Vraiment.

A fortiori quand on a le caractère de Renée, bien trempé.

La jeune femme, d’origine hawaïenne est efficace dans son travail. Efficace. Volontaire. Elle est intuitive aussi et elle voit juste.

Peut-être trop pour ses collègues masculins qui ont fermé les yeux sur le harcèlement dont elle a été doublement victime.

Renée qui n’a que son travail : sans domicile fixe, elle vit seule avec son chien, dans un mini-van, ou sous tente sur la plage, après les seuls moments où elle déconnecte enfin, ses longues séances de paddle sur le Pacifique.

Encore une précision  à propos de l’inspectrice : si Renée n’a pas d’adresse, elle n’a pas de mec non plus.

C’est une solitaire à qui la vie n’a pas fait de cadeau, et pourtant Renée est bien dans sa peau. Elle sait ce qu’elle veut et surtout ce qu’elle ne veut pas.

Et cette fois-ci, pas question de refiler les dossiers dont elle vient d’hériter aux équipes de jour. Elle veut s’y coller elle-même. Et tant pis pour la procédure et le règlement.

Ce soir-là, son co-équipier et elle ont d’abord été appelés sur ce tabassage en règle : celui d’un prostitué transgenre, qui a été laissé pour mort dans un parking. Le malheureux est dans un sale état, il a été plongé dans le coma. Et puis, comme si cela ne suffisait pas, il y a les 5 morts lors d’une fusillade dans un night-club de LA, dont une jeune serveuse que les secours n’ont pas réussi à réanimer.

Renée décide donc que ces enquêtes sont pour elle. Elle les mènera donc pendant la journée, au lieu de dormir, pour ne pas empiéter sur son travail de nuit …

Mais l’épuisement n’est pas loin …

Avec lui, de vieux démons qui vont refaire surface et cette hiérarchie décidément très difficile …

Après une trentaine de romans, c’est la première fois que Connelly donne le premier rôle à une femme.

Après Harry Bosch qu’on ne présente plus, après l’avocat Mickey Haller ou encore après le journaliste Jack McEvoy dans « le Poète », Connelly s’est décidé à écrire les aventures d’une fliquette rebelle qui n’obéit pas aux ordres quand ils sont débiles.

On peut lui dire merci d’avoir commencé à rétablir une espèce de parité qui manque cruellement dans le monde du thriller policier.

Comme d’habitude avec Connelly, le scénario est précis, les indices semés un peu partout, au fil des pages, l’écriture fluide et précise, l’intrigue bien ficelée.

Comme d’habitude aussi avec Connelly, une enquête plus vraie que nature.

Un vrai régal donc que ce nouvel opus d’un des maîtres du genre .

On se réjouit de voir comment Renée va pouvoir évoluer …

Il se murmure qu’une rencontre est prévue entre elle et Bosch. Cela risque d’être plus qu’intéressant.

Un monde idéal, Sylvie Granotier, Albin Micheli

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Catherine Monsigny, avec qui nous avons fait connaissance il y a quelques années déjà dans deux précédents romans de Sylvie Granotier (« la Rigole du Diable » et « la Place des Morts, tous les deux parus chez Albin Michel ou au Livre de Poche) est avocate.

Avocate pénaliste et parisienne. Chevronnée.

Elle plaide depuis longtemps. Avec passion.

Quand elle avait quatre ans, Catherine a été la témoin du meurtre de sa mère. Elle a toujours eu une sensibilité à fleur de peau.

C’est peut-être pour cela qu’elle est particulièrement interpellée par les droits des plus faibles. C’est peut-être pour cela aussi qu’on la surnomme la légende vivante des soutiens de l’égalité.

Le meurtre de sa mère n’a jamais été résolu, et l’auteur est toujours la nature.

L’affaire a très longtemps hanté les nuits de la jeune avocate, qui semble pourtant avoir enfin trouvé un équilibre personnel depuis qu’elle vit une jolie histoire avec son amoureux, Asghar, d’origine iranienne. Avocat également. Mais une clientèle complètement différente, beaucoup plus à l’aise financièrement.

Aujourd’hui, dans la salle d’attente du cabinet de Catherine, une femme l’attend.

Elle s’appelle Emilie Michaud.

Gantée, voilée de la tête aux pieds, cette jeune fille de bonne famille, visiblement convertie à l’islam, lui explique que son fiancé est actuellement injustement incarcéré.

Le fiancé, c’est Slimane, un jeune algérien en situation irrégulière, sans papiers. Il est accusé d’une tentative de meurtre sans réel mobile apparent. C’est du moins ce que prétend Emilie.

Mais Catherine n’accroche pas trop aux arguments de la fiancée qui lui explique aussi que Slimane et elle ont été mariés religieusement par un imam, pour essayer de le protéger d’une expulsion.

Quand Catherine va voir Slimane en prison, le courant ne passe pas entre eux non plus. Il refuse de lui serrer la main, par respect pour les femmes explique-t-il.

Il n’y a vraiment rien donc pour convaincre la jeune femme d’accepter d’assumer sa défense.

Même les parents d’Emilie essaient de la convaincre.

Faut dire qu’ils se sentent un peu concernés : leur fille s’est convertie, ça Catherine le savait déjà, mais ce n’est pas tout. Leur fils aussi a choisi l’islam. Radical.

Le père Michaud raconte : « Il a viré brutalement de l’ultragauche à la religion mais il y avait gagné une forme de sérénité, comme si sa colère était mieux canalisée. Et puis, en août 2015, il est parti, on ne s’y attendait pas. Il était majeur, la police ne pouvait pas intervenir. Par un ami, j’ai eu un contact à la DCRI. Ils disent ne l’avoir jamais repéré ni en Turquie, ni en Irak, ni en Syrie. C’est comme s’il s’était volatilisé. Aline, ma femme, fait comme si ça n’existait pas, sa façon de tenir je pense. Quant à Emilie … c’était son grand frère idolâtré. On pense que sa conversion n’est qu’une manière de rester proche de lui. »

Finalement, à sa propre surprise, Catherine accepte de défendre Slimane.

Elle n’aurait peut-être pas dû.

Quelques jours plus tard, un de ses amis, qui dirige une association d’aide aux sans-papiers, est retrouvé pendu. Et d’autres évènements viennent perturber le quotidien de l’avocate.

Le malaise s’installe.

Lentement, mais sûrement.

Comme si un piège se refermait sur elle…

« Un monde idéal » signe le retour de Sylvie Granotier à l’écriture après cinq longues années de silence.

Un retour attendu avec impatience, tellement le personnage de Catherine Monsigny est réussi. L’avocate et ses espoirs, ses travers, ses faiblesses, son humanité, sa force, son empathie, sa résilience.

Terriblement attachante.

Dans ce polar très noir que Sylvie Granotier plonge avec brio dans une réalité incroyablement effroyable et archi-contemporaine : celle de la radicalisation à l’islam des jeunes filles, là où la manipulation psychologique règne en maître, là où la dépossession de soi mène aux ténèbres, sans demi-tour possible.

La cible était française, Lee Child, Livre de Poche

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Jack Reacher, qui ne possède toujours aucune adresse fixe, ni téléphone portable,  est, comme d’habitude, sur la route, dans un car, quelque part aux Etats-Unis en direction de Seattle, quand il repère une petite annonce où figure son nom dans un hebdomadaire de l’armée.

Un de ses anciens supérieurs lui demande de l’appeler.

Il n’a pas vraiment le choix, il doit répondre.

Il prend donc contact avec son ex-hiérarchie, qui lui affrète aussitôt un jet pour l’emmener à Fort Bragg, en Caroline du Nord, là où est installé le QG des Forces spéciales américaines.

C’est que la situation est plus que délicate : on vient de tirer sur le Président de la République française. Problème, la balle est américaine.

Même si le Président est indemne, le sniper a réussi à toucher l’écran de protection à une distance absolument phénoménale : 1300 mètres, en plein Paris.

Le général qui a convoqué Reacher en est convaincu : il s’agit là d’un avertissement.

La prochaine fois, le tireur se manifestera très certainement au G8.

Et là, il est possible que parmi les victimes, il y ait le Président des Etats-Unis. Ce qui est complètement impensable pour celles et ceux chargés de garantir sa sécurité.

Alors qui est ce mystérieux tireur d’élite ?

Ils ne sont pas très nombreux, à vrai dire, de par le monde à pouvoir réaliser une telle performance.

Les services d’espionnage US en ont comptabilisé quatre en tout. Dont un américain : John Kott, un individu que Reacher a fait mettre en prison il y a quinze ans.

L’homme est à présent libre. Libre et introuvable.

On demande donc à Reacher de (re)mettre la main dessus.

Rapidement.

Une mission secrète, entre Paris et Londres, avec les services spéciaux français, russes et britanniques dans les pieds, qui essaient tous évidemment de tirer la couverture à eux…

Voilà qui ne risque pas d’être simple pour Reacher, qui ne peut pas refuser d’aider ses anciens patrons.

C’est la neuvième enquête de Jack Reacher (déjà) et c’est toujours un plaisir de le retrouver.

Aucune baisse de qualité dans sa série. Le 9ième tome est aussi bon que le premier. Précision : vous n’avez pas besoin d’avoir lu les 8 précédents pour comprendre et apprécier celui-ci.

Jack Reacher, un héros qui ne ressemble à aucun autre, tellement atypique et pourtant si attachant, alors qu’on sait très très peu de choses sur sa personnalité.

L’écrivain Ken Follett, qui en connaît un brin en bonnes histoires,  dit de lui qu’il est le nouveau James Bond. Et qu’il est le héros dont on ne se lassera jamais.

Ce qui est certain, c’est que Lee Child réussit particulièrement bien à torcher ses romans.

Un peu comme dans les meilleures séries télé, quand on s’enfile 8 épisodes à la suite. Impossible de lâcher celui-ci.

L’écriture de Child est nerveuse, il va droit au but pour servir une intrigue on ne peut plus efficace, comme Reacher en somme.

Bien loin de la rentrée littéraire, mais de quoi vous assurer un excellent moment de lecture …

La disparition de Stephanie Mailer, Joël Dicker, Editions de Fallois

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En juin 2014, Jesse Rosenberg, 45 ans, est capitaine de police.

Plus pour longtemps. Après 23 années de service, il s’apprête à quitter son employeur, parce qu’il a envie de faire autre chose.

Mis à l’honneur par les siens pour sa carrière exemplaire lors d’un drink, celui que ses collègues appellent « Capitaine 100% », vu le nombre d’affaires qu’il a élucidées, est abordé par une jeune femme.

Elle s’appelle Stephanie Mailer, elle est journaliste pour l’Orphea Chronicle.

Et ce qu’elle va révéler à Jesse ne va pas spécialement lui plaire. Elle insinue ni plus ni moins qu’il n’a pas résolu une de ses enquêtes.

Pire. Qu’il s’est complètement trompé de coupable dans une affaire qui a fait beaucoup de bruit il y a bien longtemps, il y a vingt ans.

A l’époque, en 1994, Orphéa, une petite station balnéaire des Hamptons, très prisée par les new-yorkais, s’apprête à organiser son premier festival de théâtre.

Le soir de l’inauguration, une joggeuse est assassinée. Une joggeuse, mais aussi le maire, et toute sa famille. En tout, ce sont quatre personnes qui ont été massacrées ce soir-là.

L’enquête, confiée à Jesse et son coéquipier Derek, est rondement menée. Les jeunes policiers sont tenaces et consciencieux. Ils arrêtent le meurtrier, et ce ne sont pas les preuves qui manquent.

Alors quand Stephanie prétend que ce n’est pas le bon coupable qui a été arrêté, Jesse ne se tracasse pas vraiment.

Sauf que ces révélations finissent quand même par le turlupiner un peu.

Il essaie donc de prendre contact avec la jeune journaliste pour essayer d’en savoir plus.

Mais elle ne répond pas à ses appels.

Quelques heures plus tard, les parents de Stephanie viennent déclarer sa disparition…

Là, Jesse n’a pas vraiment le choix … Il faut reprendre toute l’enquête à zéro.

Que s’est-il réellement passé ce soir du 30 juillet 1994 à Orphéa ?

Réponse dans ce quatrième roman de Joël Dicker.

Et disons-le tout de suite, ce n’est franchement pas le meilleur.

Si le jeune auteur suisse, qui a déjà vendu plus de 6 millions de romans en quelques années à peine,  réussit toujours à rendre son livre plus ou moins addictif, par une construction efficace, c’est vrai qu’on a envie de découvrir la vérité, il n’empêche qu’on est bien loin de l’écriture  et du style de « La Vérité sur l’Affaire Harry Québert » ou de la superbe histoire dévoilée dans « Le Livre des Baltimore ».

Ici, malgré les fausses pistes, malgré ces plongées dans le passé qui rythment correctement la narration, on reste sur sa faim.

Ce polar de 635 pages n’a finalement qu’un intérêt très moyen, avec une intrigue assez quelconque et des personnages pas vraiment attachants. Seuls les mordus d’Agatha Christie pourraient y trouver leur bonheur.

Dommage, parce que Dicker est quelqu’un de profondément charmant et sympathique.

Mais quand ce n’est pas très bon, il est juste de le dire aussi.

Reste à espérer que le prochain sera meilleur …

La Pieuvre, Jacques Saussey, Toucan Noir

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Quand un coursier parisien est abattu de deux balles dans la tête, les policiers  pensent d’abord à un crime crapuleux.

Très vite pourtant, la police scientifique identifie l’arme avec laquelle le malheureux a été abattu, et là, stupeur, on se rend compte qu’elle a déjà servi, des années plus tôt, en 1992 précisément, pour tuer le juge d’instruction  Heslin.

Un assassinat qui rappelle ceux des juges italiens anti-mafia Borsellino et Falcone.

Pour le commissaire Daniel Magne, qui est l’amant très discret de Lisa, officier de police judiciaire elle aussi et surtout la fille du juge,  il faut reprendre cette enquête à zéro, dans la plus grande discrétion, et impérativement,  ne pas mêler Lisa à ces investigations.

Coïncidence, Lisa  vient justement de quitter Paris. On vient de l’appeler pour la prévenir  que sa mère, avec qui elle a coupé les ponts depuis des années, est en train de mourir dans une clinique de Marseille.

Les retrouvailles n’auront pas vraiment lieu : la dame décède quelques heures après l’arrivée de Lisa.

Pour la jeune femme, le plus gros choc, ce n’est pas la mort de celle qu’elle avait rayée de son existence depuis longtemps, mais bien d’apprendre que celle-ci n’était pas sa mère biologique : chez le notaire où elle se rend pour régler les papiers de la succession,  on lui remet une lettre dans laquelle son père lui explique tout sur ses origines.

Ce qu’elle y lit est absolument terrifiant.

Lisa qui a à peine le temps de digérer la nouvelle avant d’être violemment agressée …

Alors qu’à Paris, les meurtres se succèdent, toujours avec la même arme, celle qui a servi à descendre son père il y a des années …

Inutile d’insister, je ne vous en dirai pas plus sur le pitch …

Ce sera à découvrir par vous-même en dévorant cet excellent thriller, qui fait de son auteur, Jacques Saussey, un des meilleurs du genre en France.

Saussey qui joue ici avec le temps, puisque les meurtres à Paris et les déboires de Lisa dans le Sud se passent à quinze jours de distance…

L’intrigue est absolument passionnante, redoutablement bien construite, l’écriture habile et percutante, les personnages sont plus vrais que nature, le suspense insoutenable, c’est le genre de roman qu’il est impossible de lâcher avant la dernière page.

Vous êtes prévenus…

La carrière du mal, Robert Galbraith, Livre de Poche

La  carrière du mal, Robert Galbraith

La surprise est grande pour le détective Cormoran Strike quand son associée Robin lui explique qu’elle vient de recevoir un colis pour le moins suspect : un paquet qui vient d’être livré à l’agence, et qui contient une jambe de femme…

Et c’est tout le passé de Cormoran qui surgit sans crier gare. Cormoran, ancien des forces spéciales britanniques, qui a justement perdu une jambe dans une explosion en Afghanistan il y quelques années.

Qui est l’expéditeur de ce macabre colis ? Et puis surtout, qui est la personne qui a été démembrée ?

Quatre noms d’individus capables des pires atrocités viennent aussitôt à l’esprit du détective. Mais, pas de bol pour lui, la police londonienne ne semble par partager son analyse, et le temps presse … Le tueur n’arrête pas de sévir, de manière absolument terrifiante.

Parallèlement à cette enquête, Cormoran et Robin doivent aussi s’occuper de leur vie personnelle, ce qui leur prend un temps considérable : ces deux-là vont-ils enfin s’avouer leur attirance ?

Réponse dans ce troisième volet de leurs aventures : un polar très abouti, peut-être le meilleur de la série … Jusqu’à présent  en tout cas puisque Robert Galbraith, qui est le pseudonyme de JK Rowling, ( la mère d’Harry Potter)  a promis d’autres aventures de son détective si attachant.

L’enfant du lac, Kate Morton, Pocket

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Sadie Sparrow, jeune inspectrice de police londonienne, s’ennuie un peu durant ses vacances dans les Cornouailles, jusqu’au moment où elle découvre une très vieille maison complètement abandonnée, au milieu d’un parc revenu à l’état sauvage.

Une maison qui l’intrigue : un peu comme si on avait arrêté d’y vivre du jour au lendemain.

En se renseignant autour d’elle, Sadie apprend qu’il y a très très longtemps, un soir de l’été 1933, lors d’une fête donnée par les Edevane, un bébé a disparu de la demeure.

Et le petit Théo, onze mois, n’a jamais été retrouvé, plongeant toute sa famille dans une tragédie dont elle ne se remettra pas.

Pour Sadie, il est évident qu’il faut reprendre l’enquête, même si cela ne semble pas vraiment plaire à l’une des soeurs du bébé devenue écrivain à succès.

Pourquoi ces réticences ?

Réponse dans ce roman aux ambiances so british, un polar drôlement bien ficelé qui maintient l’intrigue et le suspense jusqu’à ses dernières pages.

Certains considèrent Kate Morton comme l’héritière de Daphné du Maurier.

Ils pourraient bien avoir raison …

« L’enfant du lac », un très bon pavé à lire durant vos vacances …