Le secret du mari, Liane Moriarty, Livre de Poche

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Cécilia Fitzpatrick est mariée, maman de trois filles.

Présidente de l’association des parents de l’école. Démonstratrice Tupperware quand l’occasion se présente. Une espèce de super-woman : active, organisée et terriblement efficace sur tous les fronts, même si elle reconnaît que son existence n’a rien d’exceptionnel.

Un jour que John-Paul, son mari, est en voyage pour le boulot, elle monte dans son grenier, et complètement par hasard, elle tombe sur une lettre qui lui est destinée.

L’auteur de la missive, c’est John-Paul, justement.

Sur l’enveloppe jaunie par le temps, quelques mots écrits de sa main : « A n’ouvrir qu’après ma mort » …

Une phrase qui résonne dans la tête de Cécilia, et une lettre qui la perturbe bien plus qu’elle ne veut l’admettre : que doit-elle faire  ?

Remettre ce pli dans cette boîte au grenier, soit respecter le souhait de son mari toujours vivant et en pleine forme, ou bien doit-elle céder à la tentation, à la curiosité, avec le risque de voir sa vie basculer en plein polar ?

C’est en lisant ce roman que vous le saurez, parce que je ne vous en dirai pas plus.

« Le secret du mari » est resté pendant presque un an en tête des best-sellers du New York Times.

Un roman intense, qui maintient le suspense jusqu’à la dernière page.

Un roman qui tue l’ennui, et qui sera prochainement adapté au cinéma.

 

Hortense, Jacques Expert, Sonatine

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Sophie Delalande dit d’elle même qu’elle est une fille dans la moyenne.  Moyenne de taille, moyenne de poids, moyenne dans son boulot de fonctionnaire au Ministère de l’Education Nationale.

Sophie, qui n’a jamais eu de relation amoureuse sérieuse, doit quasi se pincer quand le très beau et très mystérieux Sylvain s’intéresse à elle lors une soirée.

Sophie, qui doit aussi se demander si elle ne rêve pas encore quand, une semaine après leur rencontre, il vient s’installer dans son appartement.

Un an plus tard, la jeune femme est enceinte et ne sait pas comment l’annoncer à son compagnon. Comme un pressentiment, puisqu’il prend très mal la chose et disparaît en reprenant toutes ses affaires avec lui, laissant Sophie seule avec sa grossesse.

« Il m’avait abandonnée,  et j’allais accoucher seule. En quelques secondes, l’amour immense et inconditionnel que j’avais pour lui s’était mué en une haine profonde… »

Mais la vie continue pour Sophie qui accouche d’une adorable petite fille qu’elle appelle Hortense, une petite princesse à laquelle elle tient comme à la prunelle de ses yeux.

Les mois passent, Hortense grandit sans voir son père biologique : Sophie a toujours refusé de lui montrer sa fille. Jusqu’au jour où Sylvain débarque chez elle et enlève Hortense.

L’enquête ne permettra jamais de retrouver ni l’enfant, ni son père.

Vingt-deux ans plus tard, alors que Sophie ne s’est jamais remise de la disparition de sa petite fille adorée, une jeune femme blonde la bouscule dans la rue.

Sophie en est absolument certaine, son instinct maternel ne peut pas se tromper : celle qui a failli la faire tomber, c’est Hortense, son Hortense.

Elle décide de la suivre, de l’observer, elle va même jusqu’à faire connaissance avec elle, sans rien dévoiler de leur lien de parenté.

Juste pour essayer d’en savoir un peu plus sur celle qui se fait appeler Emmanuelle et qui explique aussi n’avoir jamais connu sa mère…

Sophie a-t-elle vraiment reconnu celle qui était sa raison d’être, ou est-ce le chagrin et la douleur qui la font délirer ? Et puis, cette Emmanuelle,  est-elle si clean que ça ?

Rien n’est moins sûr, dans ce polar au suspense intenable. Le 4ième de Jacques Expert qui est le devenu un maître du genre, en s’inspirant d’un fait divers réel, en le transformant en roman implacable, où la fin vous clouera sur place, après moult rebondissements.

 

Des garçons bien élevés,Tony Parsons, Collection Points

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Ils étaient sept à la fin des années 80 à fréquenter Potter’s Field, cet établissement scolaire très prestigieux, à la discipline toute militaire. Sept jeunes gens de bonnes familles : les meilleures,  les riches, celles qui fréquentent la haute société londonienne. Celles qui côtoient le pouvoir.

Vingt ans plus tard,  ces anciens élèves ne sont pas vraiment à la fête. Quelqu’un semble s’acharner sur eux.

D’abord, c’est Hugo Buck, banquier de son état, qui est retrouvé égorgé, quasi décapité à son bureau. Pas vraiment une grande perte : l’homme était violent, on ne compte plus les hématomes sur le corps de sa jeune épouse. N’empêche …

Quelques jours plus tard, c’est Adam Jones, un SDF complètement défoncé qui subit le même sort. A priori, aucun lien entre les deux victimes… Sauf qu’elles sont toutes les deux passées par Pottier’s Field … Sauf que sur chaque scène de crime, on trouve le même graffiti en éclaboussures de sang : « porc » …

L’affaire est confiée à Max Wolfe. L’inspecteur, qui n’a pas hésité à désobéir à sa hiérarchie pour empêcher un attentat kamikaze, vient d’être muté à la crime. Ce sont ses premiers meurtres dans la section. Une affaire pour le moins délicate, alors que la vie au quotidien n’est pas toujours simple pour lui qui vit seul dans son loft, avec sa petite fille de 5 ans et leur chiot Stan, un bébé cavalier king charles.

L’enquête est difficile, d’autant que la presse et les réseaux sociaux s’en mêlent, soupçonnant très vite l’existence d’un tueur en série : « Bob le boucher sème la terreur dans la City… »

Pour Max, dont la vie ne tient qu’à un fil aussi, il est évident que ces anciens étudiants  de Pottier’s Field  portent en eux un effroyable secret qui est la cause de ces meurtres : un mensonge qui nourrit une soif de vengeance incroyable.

Laquelle ? C’est à découvrir dans ce policier qui, sans être le polar de l’année, est d’excellente facture. Une fois qu’on l’a commencé, on ne le lâche plus.

L’écriture est rapide, efficace, la construction parfaitement maîtrisée, et le héros, Max, terriblement humain, ce qui rend l’intrigue encore plus attachante.

« Des garçons bien élevés  » a connu un énorme succès en Grande-Bretagne. La suite est déjà parue en anglais.